Je vais te faire bouffer ta magie de mes deux…

Voilà un court HS pour combler le manque d’activité. Rassurez-vous, vous ne mangerez pas de pavés, juste des petits crackers spoilers.

Quand on regarde ou lit une œuvre de fiction, c’est soit pour trouver une série de qualité, soit pour solliciter une ou plusieurs parties du corps. Sans oublier les autres aspects sociaux (effet de mode, conseil, ambiance, etc.).

Ça n’empêche pas de réagir face à une incohérence plus ou moins évidente. Réaction qui peut vous faire dire l’une de ces deux phrases :
– « Ta gueule, c’est magique. » (Venant de votre conscience, mais rassurez-vous, ce n’est pas un trouble psychologique.)
– « Nique la logique. » (Expression la plus courte et la plus générale, donc courante. Avec une rime en prime.)

En prenant du recul, ces phrases marchent pour la quasi-majorité des œuvres de fiction. Même pour les plus acclamées. Faut-il en conclure que la fiction est incohérente ?
Dire ces phrases n’est pas problématique, tout est une question d’impact et de fréquence. Après tout, de multiples coups aux valseuses sont sûrement plus douloureux que de se faire écraser les pieds en pleine valse.

« Ta gueule, c’est magique » ne se réduit pas forcément aux œuvres contenant de la magie, car elle peut être utilisée pour la fantasy, les mythes et les contes.

Bien sûr, faire exister la magie est une entorse immédiate à la réalité. Peu importe si c’est théorisé (Mahouka, je te vois) ou exploité dans l’histoire.
Même chose pour un animal qui parle, l’existence de créatures mythiques ou fantastiques, les hommes qui volent, et j’en passe.

Fiction oblige, on peut considérer ça comme une première atteinte à la rationalité.
La fiction doit permettre l’illimitation des possibles, sans quoi elle serait réduite à la finitude de la réalité, empêchant l’évasion.

… Je sais, vous n’avez pas compris ce charabia philosophique. Je le réexplique.

La finitude de la réalité regroupe les limites du milieu (lois physiques, environnement, statut social, etc.), mais aussi celles des individus, spécifiques et universelles.
On voudrait pouvoir faire certaines choses extraordinaires ou être « normal », mais ça reste un souhait. En cassant les limites de la réalité, les possibilités sont innombrables : c’est ce que j’ai appelé l’illimitation des possibles.

C’est plus clair ? Et si je vous disais qu’on s’en fout dans la majorité de ces cas initiaux ?
Je vous rassure, vous n’avez pas perdu votre temps pour autant.

C’est pas important et gênant de savoir pourquoi il existe de la magie, comment le héros de Oda Nobuna no Yabou est envoyé dans la cambrousse féodale, et comment le voyage dans le temps existe dans Steins;Gate.
Il faut juste que le reste de l’histoire s’y tienne. Si l’illogisme est trop visible ou trop récurrent… ça motive pas à continuer la série.

Dans Madan no Ou to Vanadis, les sept armes sacrées choisissent leur maîtresse. Allant d’environ 10 ans à la vingtaine, les élues sont mises à la tête d’une province et d’une armée.
Les situations irréalistes s’enchaînent, mais c’est loin d’être gênant à la lecture quand on sent que tout s’emboîte bien. Par ailleurs, certains d’entre eux sont mis pour installer l’intrigue (existence d’une 8ème arme sacrée ?).

Pour l’impact, prenons Negima. On peut crier au deus ex machina quand Jack Rakan et/ou Evangeline sortent de nulle part pour donner un coup de main. Mais c’est rien quand on sait qu’ils sont là pour envoyer du pâté. Ils sont là pour ça, point barre.

Par contre, pour le héros abruti de harem finissant dans une situation cocasse… ne cherchez pas comment il finit dans une position physiquement absurde et avantageuse, ou comment sa main arrive au mauvais endroit. C’est peut-être divertissant pour certains, mais la mise en scène fait tâche. Nique la logique.

Il y a aussi l’exemple des séries tellement incohérentes qu’elles en deviennent amusantes. Il semble que Valvrave the Liberator serait un bel exemple (d’après un cobaye choisi et choqué par cette expérience, mais qui est passé aux doujinshis Haruto x L-Elf).

Au final, tout ça revient à juger le scénario sans trop se forcer. Notez que je n’ai pas parlé des cliffhangers (c’est plus de la narration), du fantastique (ambiguïté entre réel et surnaturel) et du WTF (jouant sur la surprise et l’improbable), ces cas étant particuliers.

Bref, l’article qui suivra sera certainement une traduction, mais de nouveaux contenus devraient arriver dans la semaine. Si tout se passe bien.

A propos MisogID

Lecteur de light novels maudit par le fukoudaisme. Administrateur et instigateur des vannes foireuses d'Otakiew.
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