Ces détails gênants chez les light novels…

Note : Pas d’images dans cet article, vu mon état de santé et ma fainéantise.

Ça fait plus de 3 ans que j’ai commencé à lire des LN. C’est pas rien, quand même.

Si vous vous souvenez du quiz LN de la dernière Japan Expo (j’en ai parlé ici), faut dire qu’entre les vieux de la vieille et la « nouvelle génération » de lecteurs, il y a un large fossé.
Ça s’est senti en écrivant et en sélectionnant les questions, après tout.

Je fais partie de la seconde catégorie (via l’effet SAO), mais je comprendrais tout à fait les vétérans du LN s’ils me disaient que ce fossé entre les LN d’avant et de maintenant est rempli de purin. Et pas qu’un peu.

Faut l’avouer, j’ai beau apprécier le LN, y’a des clichés et des points qui sont de moins en moins compréhensibles.

J’en avais parlé un peu partout dans certains articles de ce blog, mais il est temps de compiler tout ça (avec rage et dérision). Je suis pas contre des avis à leur sujet, d’ailleurs.

Pourquoi utiliser un titre tellement long que le lecteur va pas se faire chier à lire en entier pour découvrir une histoire mille fois exploit-

Vu la plombe de LN disponibles au Japon, fallait un moyen de sortir de la masse. D’où l’idée de mettre des phrases comme titres de LN, histoire de donner une idée du contenu.

Ben oui, « Relations Interdites » en dit moins que « Mon amante succube veut le faire là, maintenant, tout de suite sur le lit conjugal, alors que dois-je faire ? », hein.

Sauf que. Ça pose au moins trois problèmes de taille.

Premièrement, les fans vont pas se faire chier à les retenir en entier, ils retiendront plutôt une forme abrégée. Un peu comme si le titre était inutile en lui-même, quoi.

Deuxièmement… ce long titre produit maintenant l’effet inverse de celui d’origine, la faute à la vague de séries possédant un long titre et du fan-service excessivement pervers.
Du coup, non seulement on évite ces LN à long titre comme la peste, mais en plus, on leur met souvent (à tort) une étiquette de fan-service dégueulasse.
Je veux dire, High School DxD a beau avoir un titre assez court et pas spécialement marquant, c’est pas ça qui l’a empêché de se vendre comme des petits se- pains, pardon.

Troisièmement… ça ne tuerait pas le bouquin en lui-même ? Je veux dire, ça donne envie de lire une série où le titre spoile les 3/4 du scénario.
Et quelle galère pour le caser sur la couverture, sans que ça piétine trop sur l’illustration (qui doit aussi aider à faire vendre le LN).

Enfin bref, le long titre n’est pas forcément pas révélateur de l’œuvre en question, mais il est franchement inutile et plus casse-tête qu’autre chose.

La jaquette

Je suis pas contre la jaquette en elle-même. Après tout, y’a quand même l’illustration de couverture dessus, et pour faire le pont entre le manga et le roman, ça dépayse moins.

Mais bon, dans le manga, la couverture « interne » cache quelques bonus de temps en temps. Dans le LN ? Que dalle. Bonjour l’utilité de la jaquette…

En tout cas, les éditeurs étrangers l’oublient, et c’est pas plus mal. (Sauf au niveau des commentaires de l’auteur et de l’illustrateur, souvent supprimés. Ce qui passe moins.)

Le fan-service & compagnie

On attaque un gros morceau, mais on va essayer d’aborder ça par paliers.

Le fan-service olé-olé, c’est pas du tout ma came.
Y’a plusieurs cas où je veux bien faire un petit effort, par contre :
– Le scénario vaut franchement le détour.
– C’est amené de façon naturelle, ou pas désagréable sinon.
– C’est tourné avec dérision, plus pour rire que s’exciter dessus.

Exit les plans culottes et les chutes « accidentelles » (avec guillemets, parce que j’y crois pas du tout). SURTOUT DANS LES LN, HEIN.

Ah que ça m’excite de lire un bon paragraphe sur le héros qui mate le soutif d’une fille, ou qui prend le temps de tripoter une substance moelleuse totalement inconnue
Et n’oublions pas le passage où il se fait latter par la fille qu’il mate ou touche, bien sûr…

Sainte merde, qui a mis en prose ce genre de scènes ? C’est horrible à lire, et ça fait tache…

Ah, et tant que j’y suis : chez certains labels (MF Bunko J, Sneaker Bunko et HJ Bunko, entre autres), y’a SOUVENT une illustration avec une fille à poil. Avec un peu de censure, pour que ça soit pas trop pédo. Et en couleur, parce que moins de visualisation mentale permet de se toucher plus rapidement. Je suppose.

On va quand même relativiser un peu : je préfère qu’une série m’annonce tout de suite la couleur, plutôt qu’elle me mente avec un scénario défenestré à la moindre occasion.

A moins d’être une comédie, une série où le fan-service est le scénario a de bonnes chances d’être à chier. Mais ça, on peut l’anticiper.
Une série qui nique son scénario pour le remplacer par du fan-service, j’appelle ça croquer à pleines dents dans la merde.

Tant qu’on y est, parlons des séries avec du fan-service « hardcore » (coucou Shinmai). Dans la plupart des cas, c’est comme Windows 8 : ça essaie d’être structuré et tactile, mais c’est pas exceptionnel dans chacun des deux domaines.
Remplacez « structuré » par « scénario », « tactile » par « tripotage », et ça sera plus clair.

Enfin bref, évoquons rapidement le cas des petites sœurs. Si vous continuez à entretenir ce fantasme, sachez qu’il s’écroule ou ne se forme pas après qu’on se fait latter l’entrejambe. A moins d’être masochiste, mais c’est pas mon cas.

Quand on voit que certaines veulent se farcir leur aîné… c’est plus malsain qu’autre chose. C’est bien pour ça que les gens préfèrent les grandes sœurs (sauf une personne qui se reconnaîtra assez facilement).

Le héros et le harem

Il était une fois un héros banal et sans personnalité.
Puis un jour, des filles tombèrent du ciel et décidèrent d’être plus proches de lui.
Ignorant leurs intentions, le héros continua son chemin. Fin.

… Bordel, on a bien régressé avec le temps.

Vous voyez le réseau de transport francilien, en forme d’étoile centrée sur la capitale ? La majorité des harems sont comme ça. Sauf qu’il y a un trou noir en leur centre.

J’ai rien contre le harem s’il est bien fait, c’est-à-dire avec des personnages dotés d’une véritable personnalité et pouvant être indépendants du héros.

« Mais si le héros est trop marqué, personne ne s’intéressera aux filles… » Objection. Je sais pas qui a conçu ce postulat, mais ça tient pas debout.

Fiction ou pas, voir qu’un type sans personnalité attrape des filles comme des mouches, ça la fout mal niveau crédibilité de la série.

Encore plus si le héros est un PUTAIN D’INSENSIBLE. Je suis sûr que vous avez au moins gueulé une fois (intérieurement ou vocalement) face à connerie de certains héros.
Pour information, cette tolérance saute facilement au-delà de 0,5 Ichika (mètre-étalon de l’insensibilité, dont le maximum est 1).

De l’autre côté, vous avez les héros tellement OP qu’on en a rien à foutre du reste du cast. Ça pose aussi problème, et là aussi on régresse sur le typique « héroïne en difficulté, jusqu’au moment où le héros écrase les difficultés sans suer ».
Ok, c’est pas facile de pondre un Saitama, mais y’a certaines ficelles qui montrent trop clairement que le héros est la marionnette d’un auteur ou d’un scénariste en panne d’idées.

Tant qu’on n’a pas affaire à une vague de cumulards en connerie et en surpuissance, on devrait s’en sortir. Enfin, je l’espère.


Je pense avoir dit l’essentiel, mais comme dit tout au début, si vous avez des commentaires ou des points à développer, je suis preneur.

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A propos MisogID

Lecteur de light novels maudit par le fukoudaisme. Administrateur et instigateur des vannes foireuses d'Otakiew.
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